
Aurore Marguerin
Mon parcours
Depuis toujours fascinée par le corps et animée du désir profond de me sentir en harmonie avec la vie, j’ai eu l’intuition très tôt que c’était le corps lui-même qui pouvait m’aider à trouver cette paix intérieure à laquelle j’aspirais tant.
Cela a pris plusieurs formes au fil du temps.
J’ai d’abord dansé.
Beaucoup.
Danse contemporaine, danse classique, capoeira, tango argentin…
Je trouvais une forme d’apaisement dans le mouvement et l’effort, dans la répétition et l’essorage de mon corps.
J’ai même réalisé mon rêve de petite fille d’en faire mon métier : j’ai été danseuse interprète professionnelle pendant une dizaine d’années.
Et puis, il y a eu des blessures, le corps fatigué et mon système saturé.
C’est dans cet espace vide que je suis devenue maman.
Mon corps a donné la vie.
Généreusement.
C’est aussi à ce moment-là que j’ai rencontré le taïchi.
J’ai alors commencé à envisager le mouvement autrement.
Quelques années plus tard, en 2010, le yoga s’est invité ‘par hasard’ dans ma vie. A l’issue de ma première séance (c’était avec Véronique Hardy), j’ai su que plus rien ne serait comme avant. Dans l’espace de cette heure et demie passée sur le tapis, j’ai pris conscience de tout ce que j’avais imposé à mon corps jusque-là en exigeant de lui qu’il soit performant sans jamais lui demander son avis.
Le moment était venu de l’écouter. J’avais l’intuition profonde qu’il avait des choses à me dire.
Doucement et patiemment, un chemin vers plus de simplicité et d’authenticité a commencé.
Chaque semaine d’abord, puis chaque jour ensuite, je suis partie en quête de l’effort juste.
Au coeur des postures, à l’écoute du souffle, j’ai appris petit à petit à redécouvrir les chemins de mon corps depuis l’intérieur.
J’ai appris à le respecter, à l’écoute de l’instant.
La lenteur est devenue mon alliée.
La douceur est devenue ma force.